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Saint-Mandrier-sur-Mer, autrefois...

Fermant la célèbre rade, tel un verrou, la presqu'île de Saint-Mandrier-sur-Mer, aux temps les plus reculés, était formée de trois îles rapprochées devenues au cours des siècles « l'Isle de Sépet ». Les Phéniciens, les Rhodiens, les Ligures, les Celto-ligures, les Massadiens, les Romains s'y arrêtèrent. Ainsi, la baie du Creux Saint-Georges abrita de nombreux navigateurs et quelques huttes apparurent sur le rivage.

L'origine du nom de la commune remonte au VI ème siècle lorsque Mandrianus et Flavianus, deux illustres soldats saxons de l'armée des Ostrogoths, baptisés par Saint-Cyprien prêtre de Toulon, vinrent se réfugier sur « l'Isle de Sépet » où ils vécurent jusqu'à leur mort. Six-Fours, La Seyne, l'Ile de Cépet ne formaient alors qu'un seul territoire.Du VI ème au XI ème siècle, cette île n'était qu'un ensemble de fermes. Sa renommée provenait de la présence sur ses terres d'une tour phocéenne transformée en chapelle en 566 et de la chapelle Saint-Honorat avec son prieuré, datant de 1020.

En 1657, La Seyne obtient son indépendance communale avec bornage des terrains s'étendant jusqu'à la presqu'île de Sépet, car notre île était devenue presqu'île entre 1630 et 1657 grâce à la formation de l'isthme des Sablettes. Le village, appelé aussi le « Cros Saint-Georges » commence à prendre forme et devient alors une section de la commune-mère La Seyne. A cette même date (1657), afin de protéger les pays contre la propagation des maladies contagieuses, un lazaret sera créé où les navires provenant de lieux suspects étaient mis en quarantaine.

En 1670, on construisit « l'Infirmerie Royale Saint-Louis » remplacée en 1818 par l'Hôpital Maritime Saint-Mandrier. Tout au long du XVIII ème siècle, la vie à Saint-Mandrier va être intimement liée aux événements se déroulant dans la rade.

Le XIX ème siècle sera le siècle des grands travaux :

- forts et batteries

- mausolée de l'Amiral Latouche -Tréville

- hôpital maritime avec la Chapelle des " bagnards " ou plus tard, Chapelle des Mécaniciens

- le sémaphore

- fabriques de tuiles et briques

Les guerres, les catastrophes maritimes mettront l'hôpital au premier rang de l'actualité. il fermera en 1936 pour laisser la place à l'école des Mécaniciens et Chauffeurs de la flotte (GEM).

Au début du XX ème siècle, les habitants mènent une vie paisible. Le village verra la création de l'Etablissement du Creusot, de l'Aviation sur la place, puis la construction des réservoirs à mazout au lazaret qui avait cessé de fonctionner depuis 1909. Nous assisterons à l'installation des Batteries de 340 et surtout au développement des différentes écoles et établissements de la Marine : le GEM, devenu plus tard le GEEM, l'Ecole de pongée, les commandos Hubert, les sémaphoristes, les canonniers, le CIN, la BAN…

En 1950, l'indépendance de la commune sera l'événement le plus important grâce à Louis Clément, son premier maire. Max Juvenal lui succèdera puis Joseph Quilgars et enfin Guy Moine.

Depuis 1995, Gilles Vincent, jeune maire dynamique, grâce à de nombreux travaux, rénove le village afin de l'adapter à la vie moderne et lui permettre d'affronter sereinement le nouveau millénaire. Ce petit hameau, port de commerce, centre de pêche important devenu port de plaisance moderne que de nombreux estivants apprécient chaque année, occupé aux trois-quarts par la Marine Nationale, sera dorénavant connu pour la présence sur ses terres des grandes écoles que fréquentent nos valeureux marins, fierté de notre nation.

 

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