Entre l'hôpital maritime et la Croix des Signaux,
on construisit le cimetière national où furent inhumés les morts de la première guerre mondiale.
usqu'en 1958, on pouvait lire les noms des soldats de divers pays : grecs, serbes, russes, bulgares, roumains, indochinois ayant combattu pour
défendre la France lors de la guerre de 14-18.
En 1958, le ministère des Anciens Combattants prit en charge le cimetière et décida, en accord avec le
gouvernement italien, d'y réunir les corps de tous les soldats morts au
cours de la dernière guerre, non réclamés par les familles. Ainsi près de 900 corps furent
recueillis et déposés dans des caveaux individuels dans une
partie du cimetière exclusivement réservée aux soldats et marins de la péninsule.
Aujourd'hui, le cimetière franco-italien fait l'admiration des nombreux visiteurs qui viennent s'y recueillir.
L'amiral Latouche-Treville
A l'entrée du cimetière, sur une butte, s'élève une pyramide de 7,25 m de hauteur qui
renferme la dépouille mortelle de l'amiral Latouche-Treville considéré comme la terreur des Anglais
nos héréditaires ennemis. Décédé le 17 août 1804, la mort de cet illustre marin
fut tenue secrète, afin qu'elle fut ignorée de Nelson, ainsi que son inhumation dans le cimetière de
Toulon. Ce n'est que six ans plus tard qu'on édifia à sa mémoire un mausolée en forme de
pyramide, à proximité du Sémaphore de la Croix des Signaux. Ce lieu a été choisi
parce que ce combattant émérite aurait exprimé le désir d'être inhumé de mani
ère à voir arriver les Anglais des quatre points cardinaux.
Le 14 octobre 1902, l'autorité militaire décida le déplacement de ce mausolée. Démont
é pierre par pierre, le monument fut reconstruit dans le cimetière militaire de l'hôpital de Saint-Mandrier.
Le transfert du corps se fit le 29 avril 1903 et donna lieu à une manifestation du souvenir qui se déroula en pr
ésence des autorités civiles et militaires.